Qu’est-ce que la sécurité intérieure ?
La sécurité intérieure : la base de mon approche
S’il y a une notion qui relie tous mes accompagnements, qu’il s’agisse de sexualité, de plaisir, de confiance, de relation à l’argent ou d’épanouissement professionnel, c’est bien celle de la sécurité intérieure.
Au fil de plus de dix années d’accompagnement auprès des femmes, j’ai observé que derrière de nombreuses difficultés se retrouve un mécanisme commun : le corps ne se sent pas pleinement en sécurité.
Cette sécurité ne dépend pas uniquement de ce qui se passe autour de nous.
Elle dépend aussi de ce que notre corps ressent à l’intérieur de lui.
Et c’est cette différence qui est essentielle à comprendre.
La différence entre sécurité extérieure et sécurité intérieure
Nous pouvons distinguer deux formes de sécurité.
La première est la sécurité extérieure.
Elle correspond à la réalité de la situation.
Suis-je avec une personne respectueuse ?
Mon consentement est-il respecté ?
Mes limites sont-elles entendues ?
Puis-je dire non librement ?
L’environnement est-il calme et sécurisant ?
Lorsque ces éléments sont réunis, on peut dire que la situation est objectivement sécurisante.
Mais cela ne signifie pas forcément que le corps le ressente ainsi.
C’est là qu’intervient la sécurité intérieure.
La sécurité intérieure correspond à la manière dont notre système nerveux interprète la situation.
Certaines personnes peuvent être entourées de personnes bienveillantes et continuer malgré tout à ressentir de la vigilance, de la peur, du contrôle ou une difficulté à lâcher prise.
Le mental sait que tout va bien.
Mais le corps, lui, reste en état d’alerte.
C’est cette différence entre ce que nous savons et ce que nous ressentons qui explique beaucoup de difficultés.
Pourquoi le corps reste-t-il parfois en vigilance ?
Le rôle premier du corps est d’assurer notre survie.
Avant même de rechercher le plaisir, l’amour ou la réussite, notre système nerveux cherche avant tout à nous protéger.
Lorsque nous avons vécu des expériences difficiles, des blessures émotionnelles, des situations de peur ou lorsque certaines limites ont été dépassées, le corps peut mettre en place des mécanismes de protection.
Ces protections sont intelligentes.
Elles ne sont pas là pour nous empêcher de vivre.
Elles sont là pour éviter que certaines souffrances ne se reproduisent.
Le problème apparaît lorsque ces mécanismes continuent à fonctionner alors que le danger n’est plus présent.
Le corps continue alors à réagir comme si quelque chose devait encore être évité.
Il devient plus difficile de faire confiance.
Plus difficile de recevoir.
Plus difficile de se détendre.
Plus difficile de s’abandonner.
Quel est le lien avec la sexualité ?
C’est probablement dans la sexualité que cette différence entre sécurité extérieure et sécurité intérieure apparaît le plus clairement.
De nombreuses femmes me disent :
« J’aime profondément mon partenaire. »
« Je suis en confiance avec lui. »
« Je sais qu’il est respectueux. »
« Et pourtant, je n’arrive pas à lâcher prise. »
Cette situation est souvent source d’incompréhension.
Elles pensent parfois que quelque chose ne fonctionne pas chez elles.
Or, dans mon expérience, il ne s’agit pas d’un manque de volonté.
Le corps ne fonctionne pas sur la volonté.
Il fonctionne sur le ressenti.
Lorsque le système nerveux reste en vigilance, il devient difficile d’entrer dans un état de détente profonde.
Or, le plaisir, la sensualité, l’ouverture du corps et l’orgasme nécessitent précisément un état de sécurité.
Le corps ne peut pas être simultanément dans la protection maximale et dans le lâcher-prise le plus profond.
La sécurité est la condition du lâcher-prise
On parle souvent du lâcher-prise comme d’une décision.
Mais dans mon approche, le lâcher-prise n’est pas quelque chose que l’on décide.
C’est un état intérieur.
Lorsque le corps se sent profondément en sécurité, il peut progressivement relâcher son niveau de vigilance.
Il devient plus disponible aux sensations.
À la présence.
À la connexion.
Au plaisir.
À la respiration.
À la vie.
Le lâcher-prise n’est donc pas un effort supplémentaire.
C’est souvent la conséquence naturelle d’un corps qui retrouve suffisamment de sécurité.
Cette sécurité influence toute notre vie
La sécurité intérieure ne concerne pas uniquement la sexualité.
Je retrouve les mêmes mécanismes dans beaucoup d’autres domaines.
Certaines femmes ont du mal à recevoir un compliment.
D’autres culpabilisent lorsqu’elles gagnent de l’argent.
Certaines ont peur de prendre leur place.
D’autres évitent les conflits ou les relations.
Certaines s’épuisent à vouloir satisfaire tout le monde.
D’autres n’osent pas développer leur activité professionnelle.
À chaque fois, derrière ces difficultés, il existe souvent un système de protection qui cherche avant tout à préserver la sécurité.
C’est pourquoi je retrouve des mécanismes très similaires dans mes accompagnements autour de la sexualité, du couple, de l’argent ou de l’entrepreneuriat.
Le contexte change.
Mais le fonctionnement du corps reste souvent le même.
Comment retrouver davantage de sécurité intérieure ?
La première étape consiste souvent à comprendre.
Comprendre pourquoi le corps réagit ainsi.
Comprendre que ces réactions ne sont pas des défauts.
Comprendre qu’elles ont eu une fonction de protection.
Mais comprendre ne suffit pas toujours.
C’est pour cela que j’associe la mémoire cellulaire à une approche profondément corporelle.
Mon travail consiste à permettre au corps de vivre une nouvelle expérience.
Une expérience où il peut progressivement ressentir qu’il est en sécurité.
Qu’il peut se détendre.
Qu’il peut faire confiance.
Qu’il peut recevoir.
Qu’il peut rester lui-même en présence d’une autre personne.
Au fil des séances, cette nouvelle expérience corporelle devient un nouveau repère intérieur.
Pourquoi mon accompagnement est-il centré sur le corps ?
La plupart des difficultés que j’accompagne ne viennent pas d’un manque de compréhension.
Elles viennent d’un état intérieur.
C’est pourquoi je travaille principalement avec le corps.
À travers la mémoire cellulaire et la méthode des tremblements, nous venons progressivement diminuer les états de vigilance qui maintiennent certains mécanismes de protection.
Le corps découvre alors qu’il peut vivre une autre réalité.
Une réalité dans laquelle la sécurité ne dépend plus uniquement de l’extérieur.
Elle devient également une expérience intérieure.
Une nouvelle façon d’être en relation
Lorsque le corps retrouve cette sécurité intérieure, les changements dépassent largement la sexualité.
Il devient souvent plus facile de poser ses limites.
De dire non.
De recevoir.
De prendre sa place.
D’oser réussir.
D’être en relation.
De vivre davantage de plaisir.
C’est cette transformation globale qui me passionne depuis plus de dix ans.
Car au fond, je ne cherche pas seulement à accompagner des symptômes.
Je cherche à accompagner les femmes vers un état intérieur où elles peuvent se sentir pleinement en sécurité dans leur corps, dans leurs relations et dans leur vie.
Pour moi, c’est à partir de cette sécurité que peuvent émerger la confiance, le plaisir, la liberté et l’épanouissement.



